(1563) Siège d'Orléans
Source
Siège d'Orléans (1563) — Wikipédia
Résumé
Le siège d’Orléans est le dernier épisode militaire de la première guerre de religion, après la victoire de l'armée royale et catholique à la bataille de Dreux ((1562) Bataille de Dreux), le 19 décembre 1562
La ville d'Orléans était passée à la Réforme protestante peu de temps après le (1562) Massacre de Vassy
Le prince de Condé (Louis Ier de Bourbon-Condé (1530-1569), chef militaire des réformés, en avait fait l'une de ses principales places fortes :
- seul le culte réformé est toléré,
- les institutions (gouverneur, échevins de la ville..) sont dominées par les réformés,
- l’évêque est chassé,
- et, en avril 1562, les églises sont profanées, les reliques détruites
En 1563, les troupes catholiques conduites par le duc François de Guise partent à la reconquête d’Orléans dont la défense a été confiée au frère de l’amiral de Coligny, François de Coligny d'Andelot
Le 18 février 1563, alors que la position des assiégés devient difficile, Jean Poltrot de Méré, protestant convaincu, tend une embuscade à François de Guise et le blesse mortellement
Le duc agonise six jours plus tard
Cet assassinat précipite la paix entre les deux parties et conduit à l'édit d'Amboise ((1563) Paix d'Amboise) le 19 mars 1563 qui instaure la paix entre les deux communautés
Ainsi, jusqu’en 1567, Orléans vit sous cette politique de conciliation
Contexte
La ville d'Orléans est l'épicentre du parti huguenot. Près de Paris, elle est un lieu stratégique pour les réformés et déstabilise le pouvoir royal. C'est également la ville où le Connétable Anne de Montmorency (1496-1567) est en captivité depuis la bataille de Dreux en novembre 1562 ((1562) Bataille de Dreux)
Ce siège est donc d'un grand enjeu stratégique pour le pouvoir royal
Déroulement
Dirigées par le Duc de Guise, les troupes de l'armée royale se déploient autour de la ville
Mais un réformé infiltré dans les rangs catholiques du nom de Jean Poltrot de Méré sort un pistolet et tire sur le Duc de Guise qui tombe à terre, abattu
Conséquences
Jean Poltrot de Méré est torturé afin de savoir qui lui a ordonné cet assassinat
Celui-ci dénonce alors Gaspard II de Coligny (1519-1572), neveu de Anne de Montmorency (1496-1567) et haut membre du parti huguenot
Le 18 mars, Jean Poltrot reçoit une sentence pareille à celle des régicides ; il est écartelé
Cela montre l'importance du Duc de Guise et la volonté du pouvoir royal de se montrer intransigeant face au réformés
Le corps du Duc de Guise est ramené à Paris et il est honoré par des funérailles royales
La dénonciation de Coligny rend la situation extrêmement tendue entre celui-ci et la maison des Guise