(1562) Bataille de Vergt
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Résumé
La bataille de Vergt (ou Ver, dans les textes de l'époque) est un affrontement militaire ayant eu lieu au cours de la première guerre de religion, le 9 octobre 1562
Il voit s'opposer à proximité de Vergt les troupes du chef catholique Blaise de Monluc aux protestants menés par Symphorien de Duras et Guy de Montferrand
Défaite protestante, victoire catholique
La déroute des protestants devient générale, les catholiques massacrant les troupes en fuite, et après 14 h, les catholiques s'emparent de Vergt, où ils récupèrent des bœufs pour faire tirer les pièces d'artillerie prises aux protestants
Duras perd dans cette bataille dix-neuf de ses enseignes d'infanterie sur vingt-trois, et huit cornettes de cavalerie sur treize
Il n'a plus qu'une centaine d'hommes lorsqu'il atteint Montmorillon
Conséquences
Cette défaite est catastrophique pour les effectifs des armées protestantes.
Le prince de Condé et l'amiral de Coligny n'ont d'autre choix que de remplacer cette infanterie gasconne par des mercenaires allemands recrutés d'urgence et qui constituent le gros des effectifs pendant la bataille de Dreux, le 19 décembre 1562.
Le comportement de ces lansquenets et ces reîtres, pendant cette bataille, est l'un des éléments qui permet la victoire du duc de Guise sur l'armée protestante, ces mercenaires s'étant précipités sur les bagages catholiques au lieu de rester sur le champ de bataille.
En outre, de nombreux chefs gascons de la bataille de Vergt s'engagent avec l'armée royale à la suite de cet affrontement.
La Guyenne continue de subir des raids de chefs protestants après cette bataille, essentiellement cantonnés autour de Bergerac.
À la suite de cette série de victoires, Blaise de Monluc obtient le partage de la lieutenance de la Guyenne, avec de Burie.